Emission Voix Bouddhistes du 16 Décembre 2001
Le dojo zen de Weiterswiller

Invité : Olivier Wang-Genh

 

Dojo zen de Weiterswiller
Dojo zen de Weiterswiller

 
 
 
 

L'émission de cette semaine est consacrée au dojo zen de Weiterswiller, à travers un reportage sur place. A cette occasion, nous republions l'interview d'Olivier Wang-Genh réalisée pour le site de l'émission du 18 février dernier, dans laquelle il présentait le rôle qu'un temple bouddhiste peut être amené à jouer en zone rurale.

Olivier Wang-Genh pratique le Zen depuis 1973. Ancien disciple de Maître Deshimaru, il est aujourd'hui un des responsables de l'enseignement au Temple Zen de la Gendronnière et dirige le centre Zen de Strasbourg. Depuis de nombreuses années, à travers des conférences et des sesshins, il continue de diffuser l'enseignement de son maître en Europe. Depuis 1999 il se concentre sur la fondation du Temple Zen Ko san ryu mon ji à Weiterswiller dont il est le responsable.

Retrouvez également en ligne les adresses de sites liés à l'émission de la semaine ainsi que toute l'information sur les livres présentés cette semaine.


La transcription de cette émission sera prochainement disponible.

 
 

Weiterswiller
Weiterswiller

 
Interview d'Olivier Wang-Genh (*)
 
 

Le premier objectif c'était de sortir de la ville pour offrir un lieu où les moines et nonnes peuvent vivre en permanence sans être pour autant coupés du monde social.

 

Voix bouddhistes - Quelle est l'historique de ce dojo ?

Olivier Wang-Genh - C'est un vieux projet qui a enfin été réalisé il y a maintenant presque 2 ans.

L'idée, c'était de créer dans les Vosges du nord un lieu de pratique, un temple proche de la nature, à l'écart de la ville. Il y a déjà un centre assez important à Strasbourg même, donc en ville, et le premier objectif c'était de sortir de la ville pour offrir un lieu où les moines et nonnes peuvent vivre en permanence sans être pour autant coupés du monde social. Certains continuent à travailler, à avoir une activité sociale en ville ou autour du temple.

Le deuxième point, c'est de permettre à des gens de toute la région, et même d'ailleurs, de pouvoir venir pratiquer dans un temple zen pendant un temps donné. Ca peut être un week-end, comme 15 jours, comme un mois, 6 mois même, il y en a qui sont restés plus longtemps.

Et le troisième enfin, c'est de pouvoir organiser dans cet endroit nos sessions de pratique, ce qu'on appelle les sesshins, et qui sont des périodes de pratique intensive qui regroupent toute la sangha de l'est de la France et du sud de l'Allemagne. On fait là des sesshins où il y a à chaque fois entre 50 et 80 ou 90 personnes, chaque mois.

 
       
       
       
       
Il nous est arrivé d'accueillir des gens qui n'avaient jamais pratiqué zazen. L'important c'est de suivre toutes les activités du temple du matin jusqu'au soir.  

Voix bouddhistes - Peux-tu donner des détails pratiques ? L'adresse, comment est-ce que les gens doivent vous contacter avant d'y aller, est-ce qu'on peut arriver à l'improviste, ...

Olivier Wang-Genh - L'adresse, c'est 7 rue du Chateau d'Eau, 67340 à Weiterswiller. C'est donc à côté d'une petite ville qui s'appelle Bouxwiller. C'est à peu près à une demi-heure de Strasbourg, parce qu'il y a l'autoroute, donc une voie d'accès rapide.

Evidemment, si on souhaite venir, ne serait-ce même que pour une journée ou deux, c'est bien de nous appeler avant pour qu'on puisse préparer, donc il faut nous téléphoner au 03 88 89 26 02.

Voix bouddhistes - L'accès à ce temple est-il réservé à celles et ceux qui ont déjà des bases de pratique de la méditation ?

Olivier Wang-Genh - Non. Bien sûr c'est un lieu qui est destiné à la pratique du zen.

Mais il nous est arrivé d'accueillir des gens qui n'avaient jamais pratiqué zazen. Simplement ils viennent dans l'esprit de s'harmoniser complètement avec la pratique du temple. C'est à dire de suivre toutes les activités du temple du matin jusqu'au soir, et même après le coucher, d'avoir cet état d'esprit de s'harmoniser avec les autres, de suivre les règles de base d'un temple zen.

 
       
       
       
       

Il y a le zazen, il y a le samu, il y a le moment des repas, et les choses s'enchaînent comme ça naturellement les unes aux autres sans qu'il y ait de coupure.

 

Voix bouddhistes - J'imagine que le samu occupe une place importante...

Olivier Wang-Genh - Le samu, c'est une des activités importantes de ce temple. Il y a plus d'un hectare de terrain, avec un potager, un bout de forêt, etc... Donc c'est un des aspects importants de la pratique que de s'en occuper. Ca permet d'avoir une activité commune, et c'est vraiment l'activité traditionnelle des temples zen.

Il y a le zazen, il y a le samu, il y a le moment des repas, et les choses s'enchaînent comme ça naturellement les unes aux autres sans qu'il y ait de coupure. C'est pour ça qu'on dit que dans un temple on pratique 24h sur 24.

Voix bouddhistes - Il y a aussi une dimension sociale, c'est aussi un moment où on est avec les autres et on travaille avec eux.

Olivier Wang-Genh - Ca je pense que ça va se faire dans un deuxième temps, puisque c'est aussi une de nos préoccupations, ce lien entre un temple et la vie sociale. Permettre à des gens qui ont une activité sociale de pouvoir résider dans un temple, c'est déjà d'une certaine manière un début. Mais pourquoi pas, dans les années à venir, développer cet aspect là et d'organiser à partir du temple des manifestations qui peuvent permettre à un moment donné d'aider sur certains aspects le monde social et la pratique du zen.

 
       
       
       
       
Il y a maintenant un lien de sympathie et de confiance qui s'est crée avec la population locale.  

Voix bouddhistes - Comment s'est passée pratiquement cette installation ?

Olivier Wang-Genh - C'est un petit village qui fait 500 habitants... Au départ, on avait autant d'inquiétudes que les gens du village eux-mêmes. Petit à petit, les gens ont je crois d'une manière assez simple, vu qu'on est des gens normaux, on n'est pas des gens qui font des choses extravagantes ou bizarres, c'est très ouvert.

On a organisé quelques journées où les gens pouvaient venir visiter le temple, les activités. Et puis on a des contacts naturels maintenant avec le village : on fait nos courses à la boulangerie, à la boucherie, on fait garder les enfants chez les nourrices du village, etc... Le tout fait qu'il y a un lien de sympathie et de confiance je crois qui commence à se créer.

La meilleure preuve que j'ai eu de ça, c'est que dernièrement, des gens du village sont venus me demander de faire une cérémonie pour un enfant qui était très gravement malade, qui a une leucémie, ils sont venus et ils m'ont dit : "Est-ce que dans le bouddhisme vous avez aussi une cérémonie pour aider les gens ?" J'ai été très touché. Et on a fait ce qu'on appelle un kito, une cérémonie pour aider des gens en difficulté.

Ce sont les gens qui sont venus demander quelque chose, et pour moi c'est très important, connaissant les alsaciens, qui sont des gens de nature plus que réservée ! Ca a été un très bon signal.

 
       
       
       
(*) Interview réalisée par Jean Christophe pour l'Union Bouddhiste de France
 
 
Waiterswiller
Weiterswiller
 
Adresses de sites liés à l'émission de la semaine
     
     
 

Dojo zen de Weiterswiller (Ko san ryu mon ji)
http://www.kosanryumonji.org/

 
     
     
     
     

Information sur les livres présentés lors de cette émission

Les ouvrages mentionnés peuvent être commandés en ligne, avec paiement sécurisé.
Il suffit d'activer le lien correspondant.

 
 

Poèmes tibétains de Shabkar
Traduits par Matthieu Ricard - Calligraphies de Jigmé Douche
Albin Michel

 

 

Révélé par le peuple tibétain pour sa sainteté, sa faculté d'émouvoir et la profondeur de sa spiritualité, Shabkar (1781-1851) prodiguait ses enseignements à tous les êtres qu'il rencontrait. A la demande de ses disciples, le yogi raconta les étapes de son chemin d'errance dans une passionnante autobiographie, traduite par Matthieu Ricard et Carisse Busquet (Albin Michel). Tantôt conseils pour la vie quotidienne, tantôt hymnes exposant les fondements de la pratique spirituelle, les extraits proposés ici illustrent admirablement la sagesse bouddhiste.

Pour exprimer le plus fidèlement les chants poétiques de Shabkar, Jigmé Douche s'est basé sur quatre écritures tibétaines, qu'il a revisitées dans une interprétation calligraphique originale. Mêlant œuvres traditionnelles et créations contemporaines, rythmées et élégantes, profondément imprégnées de toute la symbolique tibétaine, les calligraphies de Jigmé Douche sont autant de témoignages d'une culture en voie de disparition.

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Poèmes tibétains de Shabkar
 
 
 

L'harmonie parfaite d'Ibn Arabi
Calligraphies de Hassan Massoudy
Albin Michel

 

Reconnu comme l'un des plus grands maîtres soufis, Ibn Arabi dépeint les caractéristiques de cette femme emblématique, expression parfaite de l'amour, de la beauté et de la divinité. Il la reconnaît et l'aime dans le creux des dunes, dans l'ombre bienfaisante des rares bosquets, dans le vent frais, dans le soleil scintillant, bref dans tous les mouvements de la nature.

Nourri de poésie et de culture arabe, Hassan Massoudy redonne vie à cette expérience spirituelle unique par son style à la fois généreux et maîtrisé. Sur des fonds de couleurs qui évoquent les paysages désertiques dont parle Ibn Arabi, les lettres devenues œuvres d'art incarnent les évolutions harmonieuses de l'Amant et de l'Aimée.

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L'harmonie parfaite d'Ibn Arabi
 
 
 

Et l'homme créa les dieux
Comment expliquer la religion

Pascal Boyer
Robert Laffont

 

Pour mieux comprendre l'un des plus grands mystères de l'âme humaine…

Pourquoi les hommes ont-ils, pratiquement partout, une religion, pourquoi y a-t-il plusieurs religions plutôt qu'une ? Pourquoi semble-t-elle porteuse de vérité ? Pourquoi persiste-t-elle face à la science ? Pourquoi conduit-elle à tant d'héroïsme mais aussi à tant d'intolérance ?
Les interrogations sur la foi, la spiritualité et la place de la pensée religieuse dans notre monde sont éternelles et fascinantes. Mais une question essentielle, peut-être même la question centrale, reste sans réponse : pourquoi la religion existe-t-elle tout simplement ? Jusqu'à peu, on ne disposait pas des outils intellectuels pour y répondre véritablement.

Combinant les résultats d'un siècle de recherches anthropologiques avec ceux des vingt dernières années en biologie de l'évolution et en psychologie expérimentale, Pascal Boyer nous livre les clés nécessaires et renouvelle l'origine de la religion.

Déjà salué comme une contribution majeure à l'étude de la religion, et l'homme créa les dieux est un ouvrage passionnant, exigeant sur 1e fond, accessible dans la forme, qui ne laissera personne, croyants ou non croyants, indifférents.

L'auteur : après avoir étudié l'anthropologie en France, travaille sur le terrain chez les Fang du Cameroun, été " fellow " de King's College et chercheur au CNRS, Pascal Boyer occupe aujourd'hui une prestigieuse chaire d'anthropologie cognitive à l'université Washington de St. Louis aux Etats-Unis.

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Et l'homme créa les dieux
 
 
 

Alors c'est quoi l'Islam ?
Ghaleb Bencheikh
Presses de la Renaissance

 

A la suite des événements tragiques qui ont frappé les Etats-Unis le 11 septembre 2001, nombreux sont ceux qui s'interrogent sur l'Islam.

La foi musulmane dans ses préceptes conduit-elle à l'intolérance et à l'intégrisme ? Que signifient les mots djihad et fatwa ? Ceux qui commettent des actes terroristes sans respect pour la vie humaine les légitiment en invoquant le Coran. Mais que dit réellement le Coran ?
C'est pour répondre à ces questions et pour éviter les amalgames et les préjugés nés de l'ignorance que nous avons fait appel à Ghaleb Bencheikh, spécialiste de l'Islam et fils de Cheikh Abbas, ancien recteur de la Grande Mosquée de Paris.

Ecrit sous forme de dialogue, un livre clair et accessible à tous.

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Alors c'est quoi l'islam ?
 
 
 
© Union Bouddhiste de France 2001