Emission Voix Bouddhistes du 16 Septembre 2001
Vivre ensemble dans un cadre laïque

Invités : Professeur Jean Baubérot
et Olivier Raurich

 

Professeur Jean Baubérot
Professeur Jean Baubérot - Photo : © Ph. Lelluch

  Olivier Raurich
Olivier Raurich - Photo : © Ph. Lelluch
 
 
 
 

Le Professeur Jean Baubérot est Président d'honneur de la section des Sciences Religieuses de l'Ecole Pratique des Hautes Études à la Sorbonne, section fondée en 1886 par les pères fondateurs de la laïcité pour instaurer en France une étude scientifique des religions. Depuis 1991, il est titulaire de la chaire "Histoire et sociologie de la laïcité" qui est la première - et la seule à ce jour - chaire de l'enseignement supérieur français consacrée entièrement à la laïcité. Il est également directeur du Groupe de Sociologie des Religions et de la Laïcité au CNRS. De Novembre 1997 à Novembre 1998, il a été chargé des Initiatives Citoyennes au cabinet de la Ministre de l'enseignement scolaire, Ségolène Royal.

Olivier Raurich, professeur de mathématiques dans l'enseignement supérieur, est l'un des principaux traducteurs de Sogyal Rinpoche. Il est par ailleurs Président du Centre Rigpa de Levallois.


Retrouvez l'interview du Professeur Jean Baubérot et d'Olivier Raurich réalisée pour le site,
ainsi que les adresses de sites liés à l'émission de la semaine
et l'information sur les livres présentés cette semaine.


La transcription de cette émission sera prochainement disponible.

 
 
 
 
Interview du Professeur Jean Baubérot
et d'Olivier Raurich
(*)
 
 

L'apport du bouddhisme à la laïcité, c'est de contribuer au développement des valeurs de non-violence, de tolérance et d'acceptation de l'autre.

 

Voix bouddhistes - Olivier, comment vois-tu l'apport du bouddhisme à la laïcité ?

Olivier Raurich - Tout le monde souhaite cette morale laïque dont a parlé le professeur Bauberot : cette morale de tolérance, d’harmonie, de non-dogmatisme. Mais pour y arriver cela demande beaucoup de travail ! C’est peut-être là qu'est la contribution du bouddhisme, avec la pratique régulière qui vise à calmer et à pacifier l’esprit, par l’étude d’un enseignement qui nous fait mieux comprendre la nature de la réalité, la nature de notre esprit.

Graduellement on arrive ainsi de l’intérieur à désarmer cet esprit plein de préjugés, d’intolérance. Et cette morale laïque peut alors prendre réalité : ces valeurs de non-violence, de tolérance, d’acceptation de l’autre, peuvent devenir une partie intégrante de notre être et ne pas être juste un vœu pieu.

 
       
       
       
       
C'est dans la vie laïque qu'un pratiquant peut le mieux tester l'intégration des enseignements et de la pratique, à travers par exemple la diminution de ses préjugés face aux situations.  

Voix bouddhistes - Inversement, puisque les centres, les dojos et les temples vivent dans la république, ils ont un fonctionnement qui doit aussi s’appuyer sur le fonctionnement laïque. Comment celà se passe-t-il concrètement, à travers ton expérience du centre Rigpa de Levallois ?

Olivier Raurich - Je suis cent pour cent favorable à cette laïcité. Je pense que les religions y gagnent beaucoup, parce que cela permet de mieux faire la part des choses. Dans une société religieuse, si la religion prend le pouvoir, celà peut considérablement nuire à la pureté de son message.

On a la chance en France d’avoir une liberté de pratique et en même temps d’être totalement libres. On a la chance de disposer de cette fédération des centres bouddhistes au sein de l'Union Bouddhiste de France (UBF). Cela permet à chaque centre d’exister en tant que communauté bouddhique française face à une opinion publique. Avec un dialogue possible qui j’espère ira en s’intensifiant.

A l'opposé, les sectes sont un véritable problème : des groupements qui n’ont rien de bouddhiste mais qui utilisent son nom pour s’immiscer. Le rôle de l'institution de l'UBF est important pour permettre au public de discerner ce qui est authentique de ce qui est une imposture.

Voix bouddhistes - Très concrètement au quotidien, le fonctionnement des centres, pour ce qui concerne leur organisation, s’appuie-t-il sur une forme de laïcité ?

Olivier Raurich - Oui. Le centre de Levallois par exemple est une association loi de 1901 avec une assemblée générale, un président élu, un bureau élu, et un fonctionnement tout à fait démocratique. Le maître passe, il enseigne, les gens retournent chez eux dans leur vie laïque, familiale, professionnelle.

C'est mon cas par exemple. Et c’est là qu’on peut vraiment tester sa véritable réalisation de l’idéal bouddhiste ! Dans la vie on voit si on a moins de ressentiment, de haine, de préjugés face aux situations, face aux défis.

Pour moi la société laïque est un excellent terrain pour la pratique et l’intégration du bouddhisme. C’est une très bonne complémentarité.

 
       
       
       
       

La laïcité, ce n’est pas de dire que les religions n’ont pas de place dans le public, c’est de dire plutôt qu’elles n’ont pas leur place dans les institutions d’état.

 

Voix bouddhistes - Professeur Baubérot, y a-t-il des points que vous vouliez ajouter ?

Professeur Jean Baubérot - C’est un sujet vaste dont on a fait un balayage assez large. Je peux ajouter que la morale laïque a été très forte au début de la laïcité, elle s’est un peu perdue en cours de route. Maintenant il y a besoin de la revitaliser, alors que certainement la méfiance vis à vis de toute morale d’état est plus forte aujourd’hui qu’au début de la 3éme république. Cela donne d’autant plus de responsabilité aux groupements de type associatif.

Je voudrais corriger une erreur qui est souvent faite : la laïcité, ce n’est pas de dire que les religions n’ont pas de place dans le public, c’est de dire plutôt qu’elles n’ont pas leur place dans les institutions d’état. Les religions participent au débat de la société civile, de la sphère publique, elles enrichissent, elles donnent leur apport. Les émissions religieuses du dimanche matin sur une chaîne publique en constituent l'aspect visible, que la laïcité permet et favorise. Cela fait partie d’une approche positive de la liberté de conscience, qui favorise la participation des religions dans le débat public. La seule condition que met la laïcité c’est qu'il s'agisse de propositions et non pas des choses imposées à l’ensemble de la population.

C’est encore plus important aujourd’hui qu’au début de la 3éme république. A cette époque il y avait des traces du "conflit des deux France" qui compliquait la mise en oeuvre de cette pluralité. Il y avait une difficulté réelle qui maintenant est moins grande. La manière dont les émissions de télévision ont tout d'abord commencé (émissions judéo-chrétiennes), puis se sont élargies, semble tout à fait significative du processus de la laïcité qui n’est pas clos ! Il y aura peut-être d’autres groupements religieux qui auront d’autres émissions.

Les conditions, c’est d’avoir un minimum de représentativité au niveau numérique. Si un mouvement représente un certain nombre de gens, il faut qu’il ait droit à la parole. J’ai été très intéréssé par tout ce que vous avez dit, l’application pratique du bouddhisme dans la mesure où c’est certainement une des raisons de l'attrait actuel qu'il suscite dans la société française. On est une société où l’on doit être efficace fonctionnellement et où on sent que cette efficacité est génératrice de stress, d’agressivité. Que ce soit par la bouddhisme ou par d’autres voies, on a besoin de trouver des traditions, des sagesses qui ont été éprouvées par le temps et par la richesse des gens qui font partie de ces traditions, et qui permettent une maîtrise de soi, une certaine paix intérieure. Nous sommes dans une époque en quête de paix intérieure, les diverses spiritualités ont une pertinence par rapport à l’attente des contemporains.

 
       
       
       
       

La laïcité n’est pas le vide, c’est la possibilité de plusieurs pleins, le fait qu’aucun plein n’occupe l’espace social.

 

La mondialisation fait que les religions ne sont plus dispersées sur différents territoires, mais se retrouvent dans le même territoire. L’acclimatation réciproque, l’apprentissage, la connaissance des traditions et de la richesse de l’autre n’est pas finie !

 

Voix bouddhistes - Cette articulation entre le laique et le religieux peut-elle encore être améliorée ?

Professeur Jean Baubérot - En France, il y a toujours des gens qui ont la nostalgie de vieux combats, comme celui des deux France (ce combat est à mon avis dépassé depuis pas mal de temps). Il y a toujours des gens qui sont des laïcistes durs et qui à chaque manifestation du religieux verront une atteinte intolérable, comme si la laïcité était le vide.

La laïcité n’est pas le vide, c’est la possibilité de plusieurs pleins, le fait qu’aucun plein n’occupe l’espace social. Inversement certains catholiques (mais pas tous) pensent leur religion comme la religion des français, "la religion la plus normale".

Il y a toujours des restes, un conflit historique ne s’évapore pas sans laisser des restes. Il faut bien veiller à faire comprendre que l’on est sorti de ce combat des deux France pour entrer dans une société laïque et pluraliste.

La laïcité c’est un mouvement, comme culture elle a toujours besoin d’être réactualisée en fonction de l’évolution de la société.

La mondialisation fait que les religions ne sont plus dispersées dans différents territoires, mais se retrouvent dans le même territoire. L’acclimatation réciproque, l’apprentissage, la connaissance des traditions et de la richesse de l’autre n’est pas finie, ni même sans doute jamais finie !

Dans la monde entier c’est encore plus manifeste. Dans de nombreux pays il y a des liens entre le politique et le religieux qui font que certaines religions ou philosophies sont persécutées. En Afghanistan par exemple en ce moment (les statues du bouddha ou bien ce qui arrive aux gens qui sont minoritaires). Il y a de nombreux pays qui doivent entrer dans un processus de laïcisation plus complet.

Il faudrait que la France soit de plus en plus laïque et ne se prenne pas pour une donneuse de leçons comme si tout était parfait en France.

 
       
       
       
       
La cour européenne des droits de l’homme développe une laïcité des conséquences. Elle veille à ce que la position des religions établies ne nuise pas à la liberté de conscience.  

Voix bouddhistes - Est-ce qu’il y a des initiatives qui sont prises à l’échelle internationale ?

Professeur Jen Baubérot - La convention européenne des droits de l’homme et la cour européenne des droits de l’homme développent ce que j’appelle une laïcité des conséquences. La cour européenne ne se prononce pas sur le côté juridique des religions. Elle admet que dans certains pays par tradition historique il y a des religions établies. Mais elle veille au niveau des conséquences à ce que ça ne nuise pas à la liberté de conscience. Du coup elle se trouve parfois critique vis à vis de ces pays qui ont des religions privilégiées.

J’ai deux exemples. La Grèce et la Suède ont été condamnées par la cour européenne des droits de l’homme dans des cas précis d’atteinte à la liberté de conscience. La Suède à la suite de cette condamnation a décidé de rentrer dans un processus de séparation de l’église et de l’état, elle a compris que cette laïcité des conséquences devait amener à changer de lien entre le politique et le religieux. Parfois le terme de laïcité n’est pas employé, mais je dirais que l’esprit de la laïcité existe et amène des évolutions tout à fait positives (l’exemple de la Suède est un exemple important à cause de ce processus de séparation, même si le terme de laïcité n’est pas employé).

 
       
       
       
       
Le Dalaï Lama prônerait une société ouverte, laïque et où tout le monde dialogue, plutôt qu’une société monolithique où le bouddhisme aurait une place privilégiée.  

Voix bouddhistes - Olivier, un des exemples les plus flagrants d’état non laïque c’était le Tibet. Il semble que sous l'impulsion du Dalaï Lama il y ait des évolutions à ce sujet ?

Olivier Raurich - Le système tibétain tel qu’il était n’est pas parfait. Le Dalaï lama dit que si le Tibet redevenait indépendant il aimerait bien le faire fonctionner d’une façon très différente de ce qu’il était jusqu’alors. Il y a par exemple deux choses qu’il critique dans le système ancien tibétain, l’une c’est la fermeture du pays à toute influence étrangère (forme de non laïcité, de non ouverture aux autres cultures et religions), l’autre c’est qu’il souhaite un fonctionnement plus démocratique. Il pense que beaucoup de ces valeurs sont très positives.

Le Dalaï Lama place au tout premier plan la motivation altruiste des hommes. C’est vraiment opposé à tout dogmatisme, donc je suis sûr qu’il prônerait une société ouverte, laïque et où tout le monde dialogue, plutôt qu’une société monolithique où le bouddhisme aurait une place privilégiée.

 
       
       
       
       
A partir du moment où une religion est ouverte et ne se définit pas comme l'unique voie de salut à l’exclusion de toute autre voie, elle a tout à gagner à la laïcité.  

Voix bouddhistes - Du point de vue des religions pense-t-on qu’il peut y avoir un renforcement du dialogue entre laïcité et religions ?

Olivier Raurich - Ce que je peux dire c’est que le bouddhisme a tout à y gagner et que le monde à tout à y gagner. A partir du moment où une religion est ouverte et ne se définit pas comme unique voie de salut à l’exclusion d’autres formes de sagesse ou de philosophie, elle a tout à gagner à la laïcité. Je pense que l’évolution des sociétés vers la laïcité est une excellente chose pour tout le monde.

 
       
       
       
(*) Interview réalisée par Jean Christophe pour l'Union Bouddhiste de France
 
 
 
 
Adresses de sites liés à l'émission de la semaine
     
 

Site du Premier Ministre
http://www.premier-ministre.gouv.fr

A la demande du premier ministre, le Professeur Jean Baubérot a rédigé un texte qui présente la laïcité française, accessible sur le site du premier ministre : www.premier-ministre.gouv.fr. Ce texte y est également téléchargeable au format pdf.

 
     
     
     

Site du Centre Rigpa de Levallois
http://www.rigpafrance.com

Programmes d'activités des centres Rigpa en France et à l'étranger, informations sur l'association Rigpa et sur les nombreux maîtres de la tradition Nyingmapa et des autres traditions du Vajrayana qui y enseignent régulièrement à l'invitation de Sogyal Rinpoche.
     
     
     
     

Information sur les livres présentés lors de cette émission

Les ouvrages mentionnés peuvent être commandés en ligne, avec paiement sécurisé.
Il suffit d'activer le lien correspondant.

 
 

Histoire de la laïcité française
Jean Baubérot
PUF

 

 

La laïcité fait partie maintenant du “ patrimoine “ national français au point qu’elle paraît être une caractéristique franco-française pour nombre d’habitants d’autres pays.

L’approche de sociologie historique qui caractérise cet ouvrage montre que l’histoire de la laïcité française comporte des liens, parfois de proximité, parfois de distance, avec l’histoire de pays étrangers.
Président de l’Ecole pratique des hautes études, Jean Baubérot est directeur du groupe de sociologie des religions et de la laïcité (EPHE-CNRS), et titulaire de l’unique chaire en France consacrée à la laïcité.


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Histoire de la laïcité française
 
 
 

Une haine oubliée
Jean Baubérot et Valentine Zuber
Albin Michel

 

Le changement de millénaire est marqué par des doctrines violentes et intolérantes. Au regard de cet inquiétant contexte, il a semblé important à Jean Baubérot et à Valentine Zuber de décrire et d'analyser une “haine oubliée“ : l'anti-protestantisme sévissant en France au tournant du IXe et du Xe siècle.

A partir de cet épisode, qui prend ici valeur d'exemple, les auteurs établissent des analogies avec les doctrines haineuses d'hier et d’aujourd’hui. Les préjugés et les stéréotypes qu'elles charrient, tout comme le fonctionnement mental qu'elles supposent, s'avèrent interchangeables, même si ces haines sont différentes.

Le rappel des faits historiques et des principaux thèmes anti-protestants, les protestants, race étrangère qui dénationalise la France, la trahit et pervertit son âme - ouvre la voie à une analyse plus générale de la condition minoritaire et permet aux auteurs de comparer anti-protestantisme, antisémitisme et anticléricalisme.

Sommes-nous condamnés à subir ces doctrines de haine ? Jean Baubérot et Valentine Zuber sont convaincus du contraire, car le "pacte laïque" de 1905 a représenté un dépassement de l'anticléricalisme.

Aujourd'hui, bien connaître les mécanismes des doctrines de haine permet de mieux les connaître et de promouvoir une tolérance vigilante, indispensable à l'exercice de la démocratie et de la laïcité.

Jean Baubérot est Président de l’école Pratique des Hautes Etudes (Sorbonne), titulaire de la chaire "Histoire et sociologie de la laïcité". Il dirige au CNRS le Groupe de Sociologie des Religions et de la Laïcité.

Valentine Zuber, auteur d'une thèse sur l'histoire de la tolérance, est maître de conférence à l’ Ecole Pratique des Hautes Etudes (Sociologie des religions et de la laïcité) et chercheuse au GSRL.



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Une haine oubliée
 
 
 

2000 - La lutte contre le racisme et la xénophobie
Rapport d'activité

La documentation française

 

En matière de racisme et de xénophobie, l’année 2000 a été marquée, au cours du dernier trimestre, par un accroissement spectaculaire des violences et des menaces de caractère antisémite directement lié aux affrontements israélo-palestiniens. En particulier 43 synagogues ou lieux de culte ainsi que 3 cimetières juifs ont été dégradés. Les interpellations qui ont suivi concernaient pour la plupart, des personnes impliquées dans la délinquance, ne se revendiquant d’aucune idéologie particulière.

Les autres actes racistes touchant principalement les personnes d’origine maghrébine, sont stables depuis plusieurs années.

La commission nationale consultative des droits de l’homme présente dans ce rapport d’autres indicateurs - statistiques des condamnations judiciaires ; sondages d’opinion ; observations de terrain par les associations - qui tentent de donner la juste mesure du phénomène.

Une partie importante de ce rapport est consacrée à un inventaire des mesures de lutte prises par le Gouvernement et par les associations et syndicats.

Une étude est consacrée cette année à la propagation du racisme sur internet.



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La lutte contre le racisme
 
 
 

Devenir son propre thérapeute
Lama Thoubten Yéshé
Ed. Vajra Yogini

 

"De nos jours, les gens étudient et suivent des formations pour devenir psychologues. D'après le Bouddha, chacun devrait devenir psychologue. Chacun de nous devrait connaître son esprit, vous devez devenir votre propre psychologue. De toute évidence c'est possible. Chaque être humain a la capacité de comprendre son esprit. Lorsque vous comprenez votre esprit, le contrôle s'ensuit naturellement..
Sans comprendre de quelle manière votre nature intérieure évolue, comment pouvez-vous découvrir le bonheur éternel ? Où est le bonheur éternel ? Il ne se trouve ni dans le ciel ni dans la jungle, vous ne le trouverez ni dans l'air ni sous la terre.
Le bonheur durable se trouve en vous, dans votre esprit, votre conscience. C'est pourquoi, il est tellement important d'examiner la nature de votre esprit. La véritable satisfaction provient de l'esprit."

Lama Thoubten Yéshé (1935-84) fut un des premiers maîtres tibétains à avoir enseigné directement en anglais, Il dédia incontestablement sa vie à transmettre l'essence des enseignements du Bouddha aux Occidentaux au-delà des concepts culturels. En 1975, il créa la Fondation pour la Préservation de la Tradition du Mahayana (FPMT) qui compte à présent plus d'une centaine de centres et activités apparentées dans vingt et un pays du monde.



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Devenir son propre thérapeute
 
 
 

Transformer ses problèmes
Lama Thoubten et Zopa Rinpoché
Ed. Vajra Yogini


 

Le bonheur et la souffrance dépendent de votre esprit, de votre interprétation. Ils ne viennent pas d’autrui ni de l’extérieur. Tous les bonheurs, toutes les souffrances ne dépendent que de nous, ils sont crées par votre esprit.

Puisque les pensées sont les causes du bonheur, recherchez le bonheur dans l’esprit. Voilà le message essentiel de l’enseignement du Bouddha, et pratiquer la transformation de la pensée est le moyen le plus intelligent et le plus efficace pour y parvenir. Même si quelqu’un ne s’en remet pas au Bouddha, au Dharma et à la Sangha, même s’il ne croit pas en la loi du karma, s’il utilise ses problèmes pour mettre fin à l’égoïsme, il pratique le Dharma avec pureté.

Commentant un texte tibétain du XIIIème siècle composé d’instructions et de conseils pratiques sur le développement spirituel, Lama Zopa Rinpoché révèle les changements d’attitude qui nous permettent de vivre une vie paisible et heureuse, enfin libérés des circonstances extérieures qui d’habitude nous gouvernent. Grâce à sa connaissance du monde occidental, l’auteur colore ici avec pertinence ces enseignements universels sur la psychologie bouddhiste et permet à chacun d’entre nous, indépendamment de son parcours personnel, d’établir la relation avec sa propre expérience.



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Transformer ses problèmes
 
 
 
© Union Bouddhiste de France 2001