Emission Voix Bouddhistes du 18 Mars 2001
Actions sociales des Bodhisattvas

Invité : Dagpo Rinpoche

 


Dagpo Rinpoche

Dagpo Rinpoche - Photo : © Ph. Lelluch

 
 
 
 

A partir de textes écrits il y a plusieurs siècles par Asanga et Nagarjuna, deux des grands Bodhisattvas de la tradition bouddhiste, Dagpo Rinpoche met en évidence l'actualité de leur message dans les principaux domaines de l'action sociale : éducation, économie, santé, ... Dans l'interview réalisée pour le site, Dagpo Rinpoche évoque un sujet complémentaire très important : celui de la justice, et notamment de la condition des détenus dans les prisons.


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ainsi que toute l'information sur les livres présentés cette semaine.


La transcription de cette émission sera prochainement disponible.

 
 
 
 
Interview de Dagpo Rinpoche (*)
 
 
Dans le texte de Nagarjuna il y a également beaucoup d'indications très utiles sur le système judiciaire.
 

Voix bouddhistes - Rinpoche, je crois que le temps a été trop court pour aborder d'autres sujets importants sur ce thème des actions sociales des Bodhisattvas…

Dagpo Rinpoche - Il est vrai que nous n'avons pas eu le temps d'aborder le système judiciaire. Or dans le texte de Nagarjuna il y a beaucoup d'indications très utiles à ce sujet.

Par exemple sur la nécessité de prendre soin du bien-être des détenus pendant toute leur période de détention.

De même qu'il est bien dit que lorsqu'il faut arrêter quelqu'un parce qu'il représente un danger pour l'ordre publique, il ne faut surtout pas avoir en arrière plan l'idée qu'on va l'enfermer à vie. Il faut toujours avoir la perspective d'un jour pouvoir le remettre en liberté.

Par ailleurs la peine de mort est tout à fait déconseillée : Nagarjuna dit au roi qu'il ne faut en aucun cas exécuter un criminel, même un criminel qui aurait accompli des actes abominables.

Il dit également qu'il ne faut surtout pas utiliser la torture.

Ce sont des points extrêmement importants. Mais il y a aussi d'autres conseils qui sont prodigués, en ce qui concerne par exemple le choix des ministres, le choix des magistrats, etc...

 
       
       
       
       
Il serait souhaitable de développer davantage la présence du bouddhisme dans les prisons.  

Voix bouddhistes - A propos des prisons, plusieurs enquêtes réalisées en Occident montrent qu'il n'y a pas beaucoup de pratiquants bouddhistes dans les prisons. Pensez-vous malgré tout qu'il est important de développer des aumôneries bouddhistes dans les prisons, afin notamment de pouvoir enseigner les bases de la méditation aux détenus qui le souhaiteraient ?

Dagpo Rinpoche - Il y a peut-être peu de détenus bouddhistes, ce qui peut se comprendre vue la culture de la société dans laquelle nous nous trouvons. Mais comme il peut quand même parfois y en avoir, le développement d'aumôneries bouddhistes serait une bonne chose. Avec au moins des aumôniers auxquels on puisse faire appel en cas de besoin. Pour pouvoir apporter un réconfort, une aide à des personnes en difficulté.

Ceci d'autant plus que même si les prisonniers eux-mêmes ne sont pas bouddhistes, peut-être que s'ils pouvaient parfois s'adresser à quelqu'un qui représente le bouddhisme - qui est une philosophie extrêmement vaste -, cela permettrait de répondre à certaines de leurs questions. Ca pourrait peut-être leur apporter un réconfort.

Donc même pour des prisonniers non-bouddhistes, peut-être que parfois rencontrer un religieux bouddhiste pourrait être une bonne chose.

 
       
       
       
       
Il faut du discernement dans l'acte de générosité, mais c'est possible même si on connaît peu la situation de l'autre.  

Voix bouddhistes - Vous avez fait allusion aussi au fait que le don nécessitait le discernement. C'est un problème difficile, car pour donner, il faut connaître le besoin. Cela n'est-il pas plus difficile encore dans nos sociétés aujourd'hui, à cause notamment de l'exclusion ?

Dagpo Rinpoche - Est-ce que ce serait plus difficile aujourd'hui qu'autrefois ? Je ne crois pas.

Quand on dit dans le bouddhisme qu'il faut du discernement dans l'acte de générosité, cela veut dire évidemment qu'il faut arriver à évaluer le réel besoin de l'autre, ainsi que ce qu'il est actuellement en mesure d'assumer.

Pour prendre un exemple précis, lorsqu'on veut faire des cadeaux à un enfant, il ne faut pas le faire inconsidérément en l'ensevelissant littéralement sous les cadeaux. Car là on ne lui rend pas service. Au contraire, on risque de lui donner de mauvaises habitudes, de l'empêcher de réfléchir, etc... Celà veut donc dire qu'en tant que donateur, on doit d'abord se demander qu'est-ce qui peut être utile à l'autre, qu'est-ce qui va être bénéfique, qu'est-ce qui risquerait de lui faire du tord.

Donc tout ce qui risquerait de lui être nuisible il faudrait éviter de le lui donner. Et même si on ne connaît pas parfaitement la situation de l'autre, on peut quand même arriver à s'en faire une idée.

 
       
       
(*) Interview réalisée par Jean Christophe pour l'Union Bouddhiste de France
 
 
 
 

Adresses de sites liés à l'émission de la semaine

     
     
     
     
Institut Ganden Ling

Institut Ganden Ling

http://gandenling.free.fr/fr/index.html

Première congrégation bouddhiste d'obédience guélougpa légalement reconnue en France, l'Institut Gandèn Ling poursuit l'oeuvre entreprise dès 1978 par son fondateur Dagpo Rimpoché. Il agit en collaboration avec l'association culturelle Institut Guépèle, et l'association culturelle à but humanitaire Entraide Franco-Tibétaine.

La congrégation Gandèn Ling est une communauté autonome qui a pour but de s'adonner à la prière conjuguée à l'étude, la réflexion et la méditation de l'Enseignement du Bouddha, de transmettre à toute personne ou groupe de personnes le désirant, en France ou à l'étranger, cet enseignement, de participer à des oeuvres sociales, activités philosophiques, d'assistance et de bienfaisance.

Le Maître fondateur, Dagpo Rimpoché Losang Jamphel Jhampa Gyamtshog, est né en 1931 dans le sud-est du Tibet et a été reconnu comme tulkou - lama incarné - par S.S. le XIIIe Dalaï Lama. Chef de plusieurs communautés monastiques au Tibet, et docteur en philosophie bouddhiste, il a enseigné la langue et la culture tibétaines à l'INALCO durant trente ans.

     
     
     
     

Prison Dharma Network

http://www.prisondharmanetwork.org/

Site américain. Prison Dharma Network (PDN) est un réseau de support aux prisonniers fondé en 1989 par Fleet Maull, qui était détenu à cette époque.

PDN est une émanation de la communauté des Peacemakers dont la mission est d'aider les prisonniers dans la pratique et l'étude de la méditation bouddhiste.

PDN permet aux détenus de se familiariser avec les pratiques bouddhistes d'attention et de non-violence afin d'aider à leur réhabilitation et leur transformation.

Le site de PDN offre l'accès à de nombreuses ressources qui contribuent à la réalisation de ces objectifs, à l'attention des détenus et de tous ceux qui participent à ce réseau.

Prison Data Network
     
     
     
     

Information sur les livres présentés lors de cette émission

Les ouvrages mentionnés peuvent être commandés en ligne, avec paiement sécurisé.
Il suffit d'activer le lien correspondant.

 
 
 
 

Le Lama venu du Tibet
Dagpo Rinpoche en collaboration avec J.P. Caudron
Grasset

 

 

Comment peut-on être Lama ?

Comment peut-on avant même de savoir lire et écrire, être reconnu comme la réincarnation de plusieurs grands maîtres, morts depuis des années, voire des siècles ?

Dagpo Rimpoché est l'un de ces êtres d'exception. Il raconte ici, pour la première fois, son parcours, depuis le Tibet des années 30 jusqu'au Paris d'aujourd'hui. Il dévoile ainsi sa formation hors du commun dans les monastères d'Asie. Dès l'enfance, il apprend les grands textes du bouddhisme, au mot près. Il s'habitue à dormir quatre heures par nuit. Il participe à des joutes oratoires. Enfin, il pratique la méditation et la visualisation.

Mais Dagpo Rimpoché est aussi un homme d'occident.A vingt-six ans il fuit le Tibet envahi par les chinois et gagne la France. A Paris, il entreprend de saisir un monde qui n'est pas le sien : notre monde, complexe, rapide, douloureux, mécanisé. Et, sur le conseil du Dalaï-Lama, il accepte d'enseigner le bouddhisme.

C'est ce parcours inouï, souvent drôle, que nous offre Dagpo Rimpoché : entre Lhassa et Paris, entre le bouddhisme et notre condition moderne. C'est la vie d'un homme sage et tranquille, d'un homme aimé : la vie d'un Lama venu du Tibet.


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Le Lama venu du Tibet
 
 
 

La guirlande des êtres fortunés
Texte de Dagpo Lama Rimpotché 1845 -1919
Editions Guépèle

 

A l'heure où de plus en plus d'occidentaux éprouvent de l'intérêt pour l'enseignement du Bouddha, des questions fondamentales se posent. Quels sont les principes essentiels du bouddhisme? Cette voie spirituelle mène-t-elle au bonheur et peut-on l'appliquer dans la vie de tous les jours? Que sont la loi de causalité, l'esprit d'éveil? Comment se préparer à une méditation, la mener et la conclure? Dagpo Rimpotché fournit les réponses à ces interrogations au fur et à mesure qu'il commente "La Guirlande des Etres Fortunés, dont l'auteur n'est autre que son incarnation précédente.

Quand en 1978, ce grand lama tibétain a enfin accepté d'exposer le Dharma, il n'a pas trouvé de meilleure introduction au bouddhisme que La guirlande des êtres fortunés. Le commentaire qu'il en fait présente de manière authentique et complète la tradition bouddhiste du grand véhicule.Tout en restant accessible à tous, il fournit des informations justes et précises et permet, à ceux qui le souhaitent, de s'engager dans un travail sur soi.

Né en 1932 au Tibet et reconnu par S.S. le XIIIème dalaÏ-lama comme la réincarnation du remarquable maître Dagpo Lama Rimpotché Jamphel Lhundroup, Dagpo Rimpotché fut élevé dans la plus pure et stricte tradition. Il fit ses études de la philosophie bouddhique dans plusieurs monastères sous la direction d'éminents maîtres. En 1959, il fuit son pays envahi par les chinois. A peine arrivé en Inde il est invité par l'Ecole Pratique des hautes Etudes à venir en France apporter son concours à des recherches sur la civilisation tibétaine. Durant près de trente ans, il enseigne sa langue à l'INALCO.Il est le fondateur de la congrégation bouddhiste Institut Ganden Ling, de l'association Institut Guépèle et de l'association à but humanitaire Entraide Franco-Tibétaine

Ouvrage non-disponible en ligne

 
 
 

Lhassa, lieu du Divin
Françoise Pommaret
Olizane

 

1642 est une date sans importance en Occident. Mais cette année-là, au cœur de l'Asie, se produit un événement qui va bouleverser l'histoire de la région : le cinquième Dalaï-Lama prend le pouvoir politique et religieux en Tibet, unifiant le pays et donnant à son école religieuse, les Gélougpa, une prééminence incontestable.

Personnalité hors du commun, le "Grand Cinquième" va faire de Lhassa la capitale du Tibet dont le nom fera rêver les siècles suivants des générations d'explorateurs.

C'est donc à partir du 17ème siècle que Lhassa se transformera et vivra son siècle d'or. Ville religieuse, marchande, artistique, elle devient le centre spirituel et intellectuel d'une culture qui s'étend du Ladakh à la Mongolie et de la Chine occidentale aux contreforts méridionaux de l'Himalaya.

Tous ces aspects d'une capitale en pleine effervescence sont abordés pour la première fois dans ce livre qui réunit les meilleurs spécialistes de la question, tibétains et occidentaux, affiliés à de prestigieux instituts de recherche et travaillant sur des documents originaux. Françoise Pommaret, qui a rassemblé les auteurs et dirige l'ouvrage est chercheuse au CNRS, ethno-historienne, spécialiste de la culture tibétaine. Elle est aussi l'auteur du guide Olizane Bhoutan.

Alors qu'aujoud'hui , Lhassa et le Tibet tout entier se battent pour survivre, ce livre est un témoignage unique sur une ville qui fut la référence de toute une civilisation.


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Lhassa lieu du divin
 
 
 

L' espérance autour du Monde
Boisredon - Fougeroux - Rosanbo
Presses de la Renaissance

 

"Il y a toujours mille soleils à l'envers des nuages", dit un proverbe indien cité par Dominique Lapierre. Pourquoi ne voir que ce qui attriste, lasse et détruit, quand tant de choses, à tra-
vers le monde, enthousiasment, libèrent et rendent heureux ?
Lassés des mauvaises nouvelles diffusées par les médias, trois étudiants décident un jour de partir à la rencontre de tous ceux qui retroussent leurs manches, luttant contre le désespoir et le fatalisme. Du désert du Sahara aux moussons de l'Asie, en passant par les dangers de l'Amérique du Sud, les trois jeunes globe-trotters de l'espérance vont sillonner la planète pendant un an.

Au cours de ce périple extraordinaire, ils voient, au milieu des larmes de souffrance quotidienne, fleurir des sourires d'enfants et des gestes d'espoir. Ils nous font découvrir mille " cités de la joie ", bidonvilles et entreprises où, par leur engagement et leur volonté, des hommes et des femmes de toutes religions, patrons humanistes ou chiffonniers, redonnent espoir, courage et dignité aux oubliés du monde.

Ce témoignage plein d'humour et de tendresse est un hymne à la vie, déchirant le mur du désespoir pour nous inviter à le traverser.


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L'espérance autour du monde
 
 
 
 
 
© Union Bouddhiste de France 2001