Emission Voix Bouddhistes du 11 Mars 2001
La Conférence Mondiale des Religions pour la Paix

Invités : Emile Moatti
et Eve Apprill

 


Eve Apprill - Photo : © Ulf Andersen

 


Emile Moatti - Photo : © Ulf Andersen

 
 
 
 

Emile Moatti pour la tradition judaïque et Eve Apprill pour la tradition bouddhiste sont deux des Vice-présidents de la Conférence Mondiale des Religions pour la paix. A l'occasion du colloque "Figures nouvelles du travail des religions pour la paix" organisé à l'Unesco les 11 et 12 février derniers, ils témoignent à travers leur dialogue de l'importance de cette ONG créée en 1986. Dialogue qui se poursuit dans l'interview réalisée pour le site internet.


Retrouvez également en ligne toute l'information sur les livres présentés cette semaine.


La transcription de cette émission sera prochainement disponible.

 
 
 
 
Interview de Emile Moatti et Eve Apprill (*)
 
 
Les religions ont été déviées par la politique, elles sont devenues un instrument de combat au service de la politique, d'intérêts économiques.
 

Voix bouddhistes - Cette émission est consacrée à la Conférence Mondiale des Religions pour la Paix (CMRP). Tous les jours l'actualité nous ramène malheureusement à des guerres de religion. Des guerres dans lesquelles les religions sont en tout cas utilisées comme prétexte…

Les moyens d'organisations comme la CMRP ne sont-ils pas totalement insuffisants pour jouer un rôle réel sur le terrain ?

Emile Moatti - Je pense que le rôle principal sera au niveau des religions elle-mêmes. Les religions ont été déviées par la politique, elles sont devenues un instrument de combat au service de la politique, d'intérêts économiques ou d'autres intérêts. Dont l'autosatisfaction d'ailleurs : il y a des gens qui veulent montrer qu'ils ont raison.

Il y a donc un très gros travail de purification des religions à faire de l'intérieur. C'est ce que nous essayons de viser.

Mais ce n'est pas une Conférence Mondiale des Religions pour la Paix, qui représente au maximum quelques centaines de personnalités de bonne volonté dans chaque pays, qui peut changer les choses. D'autant plus que les rencontres sont très épisodiques, or les changements se font au niveau du vécu, au niveau de l'action.

Ce que nous proposons c'est déjà simplement que les religions se connaissent au niveau d'hommes de bonne volonté. C'est ensuite qu'il y ait un combat dans chaque religion pour purifier la religion de l'intérieur et éviter les dérives vers la politique.

On peut se référer au livre de Hans Kung de l'Université de Tübingen en Allemagne sur ce sujet : " La paix du monde par la paix entre les religions. " C'est effectivement un très gros travail car les religions ont été tellement galvaudées au niveau de leur utilisation politique qu'elles sont complètement défigurées.

Le CMRP est en quelque sorte un, un levain pour affirmer chacun dans nos communautés certaines valeurs qui font un consensus entre nous.

 
       
       
       
       
C'est un peu l'expérience d'Abraham. Dieu lui dit : " Quitte tout ce qui t'a déterminé, c'est à dire ton nationalisme, ta culture, la maison de ton père, va vers le pays que je te montrerai. " Ici il y a deux mots qui ont sauté dans la plupart des traductions en français : "Va vers toi. "  

Voix bouddhistes - A quand remonte pour vous, Emile Moatti, cette prise de conscience de la nécessité de dégager le religieux du politique ?

Emile Moatti - Je suis juif d'origine, mais j'ai été très éloigné du judaïsme. J'ai fait un retour vers le judaïsme à l'âge de 30 ans, tout en ayant toujours été attiré par toutes les spiritualités, y compris le bouddhisme. Parallèlement aux lectures de Krishnamurti, Vivekananda, Gandhi, …, j'ai été marqué par un livre qui s'appelait " Le fil du rasoir " de Bernard Shaw. C'est un livre qui ne se lit plus. En gros, c'était l'histoire de 2 jeunes américains qui transitaient pas Paris, dont tout le monde se demandait ce qu'ils cherchaient. C'était des jeunes qui repoussaient la société de consommation américaine, qui faisaient un passage à Paris, et qui ensuite prenaient la direction de l'Inde. J'ai été très impressionné par tout ça. Comme je me suis marié jeune, ce n'est qu'à l'âge de 36 ans que je suis parti vivre à Jérusalem pour me ressourcer. Je n'y arrivais pas ici dans le milieu dans lequel je vivais, j'étais trop sollicité à gauche et à droite. J'ai passé 5 ans à Jérusalem.

Je suis pari pour Jérusalem avec ma femme et nos deux enfants, sans être sûr qu'il y aurait du travail... C'est un peu l'expérience d'Abraham. Dieu lui dit : " Quitte tout ce qui t'a déterminé, c'est à dire ton nationalisme, ta culture, la maison de ton père, va vers le pays que je te montrerai. " Ici il y a deux mots qui ont sauté dans la plupart des traductions en français : "Va vers toi. " C'est à dire : " Va vers l'homme qui est en toi, l'homme intérieur. " Et comme l'intérieur qui est en toi est à l'image de Dieu, il est universel. C'est en retrouvant cette intériorité (c'est le " Connais-toi toi-mëme de Socrate ") que l'on retrouve l'universel.

 
       
       
       
       
Il faut savoir choisir ce vers quoi notre âme nous attire. Il faut savoir prendre des risques calculés.  

Voix bouddhistes - La recherche de sécurité ne rend-elle pas ce genre d'expérience plus difficile aujourd'hui ?

Emile Moatti - Oui. Je parle beaucoup avec des jeunes, et je leur montre qu'il faut savoir choisir ce vers quoi notre âme nous attire, nous appelle. En général on n'est jamais déçu. Sinon on vit une petite vie, une vie de gens qui se disent à 30 ans : " Qu'est-ce que sera ma retraite à 60 ans ? " Et ça c'est terrible, parce que c'est un enfermement. Professionnellement j'ai changé de société presque tous les 7 ans. Pourquoi ? Parce que je voulais être ouvert à de nouvelles problématiques. Il faut savoir prendre des risques calculés.

 
       
       
       
       
Un juif qui est élevé dans un judaïsme fort n'a vraiment pas besoin d'aller chercher ailleurs.  

Voix bouddhistes - Parlez-nous de cette curiosité pour les autres religions…

Emile Moatti - J'ai été élevé loin de ma famille qui était une famille de juifs pratiquants, à fort caractère sociologique mais avec un souci éthique très profond. Arrivant à Alger vers l'âge de 10 ans, à 17 ans à Paris, j'ai été coupé de ma famille. Et à Paris, le judaïsme était celui d'après-guerre. C'était le désert. Les allemands et nazis ont passé un rouleau compresseur. Déjà le judaïsme tenait à un fil, ce rouleau compresseur a fait qu'il ne restait presque plus rien.

Finalement j'ai retrouvé le fil conducteur : je suis venu au judaïsme par la philosophie. A cette époque, adolescent, je cherchais ma voie et j'étais attiré comme un aimant par tout ce qui était spirituel. J'ai rencontré des bouddhistes en Angleterre, mais comme je n'ai fait que passer, je n'ai pas poursuivi. Je lisais tous ces livres sur les spiritualités orientales, ceux de Gurdjieff et de Pauwels également.

Voix bouddhistes - Ce genre de démarche constitue-t-il une exception dans le judaïsme ?

Un juif qui est élevé dans un judaïsme fort n'a vraiment pas besoin d'aller chercher ailleurs. Et très souvent, les juifs qui sont vraiment plongés dans un milieu culturel fort ont un épanouissement extraordinaire.

Pour vous donner un exemple, lors de mon premier voyage en Israël en 1961, j'étais encore en recherche. Devant la porte de l'hôtel où j'étais, il y avait du soleil, j'ai vu un grand-père parler à son fils de 12 ans. Intuitivement, j'ai eu l'impression que ce gosse de 12 ans en savait plus que moi sur la vie. Après, j'ai pu vérifier que dans ces milieux là, à l'âge de 12 ans vous avez déjà appris énormément de choses sur la vie : qu'est-ce que l'homme, qu'est-ce que la femme, qu'est-ce que la vie, qu'est-ce que les valeurs éthiques, …

 
       
       
       
       
"Dieu vous a sorti de l'esclavage d'Egypte, ça n'est pas pour vous mettre vous dans un esclavage du comportement que vous ne comprenez pas. Vous en faites un absolu, alors que c'est un moyen."  

Voix bouddhistes - Les milieux en question ont-ils quelque chose à voir avec le fondamentalisme ?

Emile Moatti - Il faut préciser ce qu'on entend par fondamentalistes. Le fondamentalisme qu'il faut condamner, et il existe, c'est celui qui dit : " Je suis dans une tradition, je n'ai pas besoin des autres, je me débrouille tout seul, et finalement moi j'ai ma vérité, point à la ligne ", avec un peu de condescendance pour les autres. Ca c'est du fondamentalisme. Ca n'a rien à voir avec ceux qui ont une conviction profonde, parce qu'une vraie religion vous emplit la vie.

Je connais des gens qui ont un engagement de tous les instants par rapport à Dieu. Mais cette vraie culture juive, elle est très rare.

Deuxième catégorie : celle des juifs de la périphérie, qui sont pris dans les commandements de Dieu sans en comprendre le sens, alors là je leur dis : "Dieu vous a sorti de l'esclavage d'Egypte, ça n'est pas pour vous mettre vous dans un esclavage du comportement, des règles de comportement, que vous ne comprenez pas, ou que vous ne comprenez pas bien. Vous en faites un absolu, alors que c'est un moyen. "

La troisième catégorie, c'est celle des juifs qui se sont encore éloignés davantage. C'est ce qu'on appelle les assimilés, ceux qui sont assimilés à la société ambiante, et ceux là sont en recherche, ils sont disponibles. Et dès qu'ils trouvent une spiritualité forte, ils sont capables d'y participer.

J'ai connu, et je connais encore, pas mal de juifs très impliqués dans le bouddhisme. Pour cette raison là. Si je creuse, je vois qu'ils n'ont pas eu une culture juive forte donnant sens à la vie dans tous ses aspects. Et sur ce point là, je dois dire que le bouddhisme est assez attrayant, parce qu'il n'est pas dogmatique. Dans le bouddhisme, on ne va pas se tuer pour des dogmes. On va considérer les actions.

Et là, pour la bonne action, on peut faire l'unité. L'unité dans l'action. D'ailleurs dans le vrai judaïsme, on vous dit : " Contestation maximale au niveau de l'esprit ", parce que c'est comme ça que jaillit l'esprit, et non pas être tous d'accord sur les dogmes. C'est tout le contraire. Par contre au niveau de l'action, la bonne action il faut l'objectiver et associer tous ceux qui veulent à participer à cette bonne action.

 
       
       
       
       
Mais entre vouloir faire la paix et y arriver, ça n'est pas toujours évident. D'où l'importance de la méditation.  

Eve Apprill - Je crois qu'il faut être attentif aux deux courants, c'est à dire à la fois le courant de l'action et celui de la prise de conscience. C'est pour ça qu'on insiste sur le besoin de méditer.

Faire la paix souvent c'est une intention qui est assez largement partagée. Mais entre vouloir la faire et y arriver ça n'est pas toujours évident. L'autre jour je voyais une dame qui lisait un livre tendance new age sur le coeur dans le metro, et elle s'est violemment disputée avec son voisin.

D'où l'importance de la méditation : revenir au silence. C'est quelque chose de tout à fait fondamental que le bouddhisme peut apporter. En même temps cela va nourrir une action qui sera plus efficace parce que moins émotionnelle, plus sereine. Les deux courants sont importants : si on ne fait que de l'action, ça me paraît manquer de quelque chose de fondamental.

 
       
       
       
       

La compassion sans sagesse peut aboutir à des aberrations.

 

Quand on s'attache vraiment aux différences, on trouve plus facilement de vraies rencontres.

 

Voix bouddhistes - On peut même se retrouver en contradiction dans ce cas là.

Eve Apprill - Tout à fait. On dit dans les enseignements que la compassion sans sagesse peut aboutir à des aberrations, et que malheureusement quelque fois on peut même faire plus de mal que de bien.

Le dialogue inter-religieux par exemple demande une certaine prise de risque, parce que ça n'est pas évident de dialoguer véritablement. Souvent on reste un peu quand même à un niveau superficiel. Il y a de plus en plus d'actions et ce colloque à l'Unesco était un pas vers un approfondissement du dialogue. Il y a d'autres endroits, heureusement. Mais je pense qu'effectivement il y a un approfondissement qui se fait, et c'est ça que j'aimerais bien servir : permettre que les dialogues s'approfondissent et qu'on ne parte pas toujours sur le fait que tout le monde est d'accord.

Les protestants ont la tendance naturelle d'insister sur les différences. Ca m'a beaucoup apporté de dialoguer avec eux, parce que quand on s'attache vraiment aux différences, on trouve plus facilement de vraies rencontres.

 
       
       
       
       
Dans la Bible, la civilisation de Babel est celle de l'unité dans l'uniformité. Elle conduit à la déshumanisation de la société.  

Voix bouddhistes - De vraies convergences : des différences de forme, mais des convergences de fond ?

Eve Apprill - Tout à fait. Et ça permet de ne pas forcément tout de suite être d'accord et de s'attacher un peu aux détails. Par contre, toutes les actions de bonne volonté sont évidemment bienvenues.

Emile Moatti - Dans la Bible, la civilisation de Babel est celle de l'unité dans l'uniformité. Elle conduit à la déshumanisation de la société, parce que les seuls projets qui sont pris en compte sont ceux des hommes qui commandent, c'est à dire les grands chefs, qui vont demander à ce qu'on fasse des monuments à leur honneur. Toute la population est appelée à travailler comme des homo economicus seulement.

On compare tout de suite après avec Abraham. Il va initier la réunification de l'humanité qui a éclaté justement à Babel. En punition de cette erreur, Dieu fait éclater l'humanité pour l'affaiblir. Abraham va ré-entreprendre la réunification de l'humanité, mais dans la diversité. C'est à dire dans la diversité et dans le partage. Mais le partage, tant sur le plan économique que sur le plan de la connaissance et de la spiritualité. Donc on oppose si vous voulez l'objectif abrahamique à l'objectif de la tour de Babel.

 
       
       
       
(*) Interview réalisée par Jean Christophe pour l'Union Bouddhiste de France
 
 
 
 

Information sur les livres présentés lors de cette émission

Les ouvrages mentionnés peuvent être commandés en ligne, avec paiement sécurisé.
Il suffit d'activer le lien correspondant.

 
 

Actualité Bouddhiste - N° 15
Trimestriel de l'Union Bouddhiste de France

 

Numéro spécial d'Actualité Bouddhiste consacré à la visite de Sa Sainteté le Dalaï-Lama en France en Septembre 2000.

Au sommaire : plusieurs reportages sur cette visite organisée par l'association "Golfe du Lion" (Rigpa Europe Lerab Ling, Kagyu Rintchen Tcheu Ling, Kagyu Yi-Ong Ling, Jardin du Dharma et Jardin de Claire Lumière), largement accompagnés de photographies, extraits de l'interview accordée à cette occasion par Sa Sainteté à Voix Bouddhistes, extraits de la conférence donnée à Montpellier le 25 septembre, extraits de "La grande paix naturelle de l'esprit" de Sogyal Rinpoche, article de Philippe Cornu sur Longchen Rabjam Rinpoche, rubriques d'actualité, ...



Cette revue est disponible dans les centres bouddhistes ainsi que sur abonnement (abonnement inclus dans l'adhésion à l'UBF)

 

Actualité bouddhique numero 15
 
 
 

Le Moine et le Lama
Dom Robert le Gall et Gyetrul Jigme Norbu Rinpoché
Fayard

 

 

Que peut-on dire de Dieu ou de l' absolu? Qui sont Bouddha et Jésus et quel est l'essentiel de leur message ? Qu’est-ce que l'homme et quel est le sens de sa vie ? Le bonheur est-il le but ultime de la vie humaine ? Comment expliquer le mal ? Y a-t-il quelque chose aprés la mort ? Comment prier et comment méditer ?
En quoi consiste le salut chrétien et le salut bouddhiste ? Quels sont les points communs et les divergences essentielles entre ces deux grandes voies spirituelles ?
C'est à ces questions, passionnantes pour ceux qui s'intéressent au mystére de la vie et de la destinée humaine, que tentent de répondre deux maîtres spirituels bouddhiste et chrétien, fortement enracinés dans leur tradition respective.

Organisé par le sociologue et historien des religions Frédéric Lenoir, ce dialogue inédit entre un moine bénédictin et un lama tibétain permet également de beaucoup mieux connaître, en des termes accessibles à des non-initiés, la profondeur spirituelle du catholicisme et du bouddhisme tibétain.

  • Dom Robert le Gall, 54 ans, moine bénédictin, est père abbé de L'Abbaye Sainte-Anne-de-Kergonan, en Bretagne.
  • Lama Jigmé Rinpoché, 51 ans, moine tibétain de l'école Kagyupa a fui son pays natal le Tibet, en 1959. En 1974, le Karmapa lui demande de prendre la responsabilité du centre de Dhagpo Kagyu Ling, en Dordogne.
  • Frédéric Lenoir, 38 ans, est docteur en sociologie et chercheur associé au Centre d'études interdisciplinaires du fait religieux (EHESS).



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Le moine et le lama
 
 
 

L’Energie de la Sagesse
Lama Thoubten Yeshé et Lama Zopa Rinpoché
Editions Vajra Yogini

 

Ce livre est une introduction au bouddhisme tibétain, simple mais percutante, donnée par deux lamas connus pour leur sagesse et leur pouvoir de communication.
C’est une présentation de l’essence même de la pratique. On bénéficie là d’un véritable cours de méditation.

Avec clarté et concision, Lama Zopa parcourt la totalité de la voie, depuis la prise de conscience de notre situation actuelle jusqu’au développement de la sagesse qui permet une transformation radicale de nos comportements.

Lama Yéshé montre clairement que la raison d’être de tous ces enseignements est leur application dans la vie quotidienne.



Commander cet ouvrage (édition 1996)
Commander cet ouvrage (édition 1994)

 

L'énergie de la sagesse
 
 
 

L’art bouddhique
Isabelle Charleux et Edith Parlier
Editions Scala

 

Si l’Inde et l’Extrême-Orient exercèrent très tôt une certaine fascination sur l’occident, ce n’est qu’au XIXè siècle, à l’apogée de l’expansion coloniale, que l’on commença à s’intéresser vraiment à leurs civilisations. Le bouddhisme passionne alors dans les milieux intellectuels attirés par l’orientalisme.

Cet ouvrage se propose de donner quelques clés de lecture au public averti ou néophyte, en abordant les principaux thèmes et domaines d’expression de l’art bouddhique, dans les diverses régions du monde asiatique où il est présent.
Plus de 150 illustrations donnent un aperçu remarquable d’un art complexe et fascinant par la diversité.



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L'art bouddhique
 
 
 

La planète obèse
Philippe Froguel, Patrick Serog et Fabrice Papillon
Nil Edition

 

Le surpoids et l'obésité sont des fléaux de l' humanité. Qualifié d'épidémie globale par l'Organisation mondiale de la santé (l'OMS), l'obésité touche aujourd'hui 20 à 50 % de la population mondiale .Les pays pauvres sont tout autant frappés que les riches nations. En France, cent mille personnes meurent chaque année de complications liées à cette maladie épidémique...

Comment apparaît le surpoids et, à terme, l'obésité ? Comment les combattre ? Le mode de vie (comportement alimentaire, manque d'exercice physique) en est-il la cause principale ? Ou bien est-ce l'hérédité, et donc la génétique, qui jouerait un rôle clé dans leur apparition ?

Un généticien et un nutritionniste, réunis par un journaliste spécialiste des sciences de la vie, analysent ensemble les causes de ce grave problème auquel l’Homo-sapiens se trouve aujourd'hui confronté : plutôt que d'opposer l'inné et l'acquis, ils ouvrent ici une nouvelle voie thérapeutique, porteuse d'espoir. Ils contribuent ainsi à faire connaître une nouvelle science révolutionnaire : la "nutrigénétique".

  • Philippe Froguel est généticien, directeur du département de Génétique humaine de l’Institut de biologie de Lille (CNRS), et professeur de génétique moléculaire à Londres. Spécialiste de l'obésité et du diabète, il a réalisé plusieurs découvertes fondamentales pour la compréhension des mécanismes génétiques de l'obésité.
  • Patrick Serog est médecin nutritionniste. Il consulte dans le privé et à l'hôpital Bichat (Paris). Il soigne depuis près de vingt-cinq ans des enfants gros et supervise deux maisons médicales spécialisées dans le traitement de l'obésité de l'enfant. Il est notamment l'auteur des Kilos des ados, avec le docteur Jean-Michel Borys (Nil, 1998) et du Guide de la nutrition de l'enfant (Le Seuil, 1999).
  • Fabrice Papillon est journaliste à Europe 1, spécialiste des questions de génétique. Enseignant à Sciences-Po Paris, il est également l'auteur, avec le professeur Axel Kahn, de Copies conformes - Le clonage en question (Nil, 1998).



Ouvrage actuellement non disponible à la commande en ligne

 

La planète obèse
 
 
 
 
© Union Bouddhiste de France 2001